18 janvier 2008 par Daniel CASSARD, Président de l'AMR25
"Avec les mesures prises - ou en vue d'être prises - au sujet des Collèges, une fois encore, c'est un pan de la ruralité qui va s'effondrer à très court terme. Cela commence par les Collèges de moins de 250 élèves ; puis dans peu de temps, on mettra la barre plus haute. Cela devient intolérable.
Tous les alibis avancés pour justifier de telles mesures sont nuls à mes yeux. De plus ces projets entraineront des trajets plus longs pour les élèves ce qui n'est pas des plus favorables au rythme de vie journalier, pas plus que sur le temps dont disposeront ces mêmes élèves pour les travaux scolaires à faire à la maison.
Il faut savoir aussi que des Collèges ont été financés par les Communes, tel celui de PIERREFONTAINE LES VARANS.
Quand vont cesser ces "coupes sombres" dans les services publics et au public ?
Après les DDE, LA POSTE, cette fois les Collèges... et mon inquiétude est toujours la même et partagée de voir à moyen terme la "résurrection" du projet évoqué il y a quelques années : les RRE (Réseaux Ruraux d'Education) qui se traduiraient par la fermeture d'un bon nombre de nos Ecoles...
Chers Collègues élus, soyons vigilants : nous avons le devoir de sauver nos collèges, nos écoles qui constituent encore à ce jour une attractivité pour nos villages. Ces établissements fermés, tout ressemblera à "une réserve d'Indiens" et parallèlement, les problèmes des banlieues, des quartier difficiles ne feront que décupler.
Dans l'immédiat, le "cadeau" que l'on tente de nous faire assumer, à nous Maires, à nos Communes, c'est la garde des élèves dans les écoles les jours de grève ;
irréaliste, irréalisable rejoignant en cela l'analyse de Gérard PELLETIER.
De plus, notre rôle de Maire n'est pas d'intervenir dans les conflits entre l'Etat et les Enseignants.
Puissions -nous un jour, nous, Elus locaux, être écoutés et entendus de tous ceux qui prennent de telles initiatives ???
C'est un des vœux que je formule pour 2008 en réaffirmant ma solidarité à tous les établissements scolaires menacés".
5 janvier 2008
"Démission spectaculaire au sein des maires de l'Aube " annonçait Libération-Champagne dans son édition du 5 janvier 2008. Et pour cause, Francesca Ferré maire de Dierrey Saint Julien et vice-présidente de l'association, n'a pas été satisfaite de la réponse qui lui a été faite concernant une prise de position au sujet de l'article 89. Pour montrer que, contrairement à ce qu'affirme Jacques Pélissard, président national de l'AMF, les maires sont toujours inquiets sur le sujet, elle a démissionné d'une manière plutôt spectaculaire.
Dans son édition du 8 janvier, le même journal revient sur l'événement et rappelle que Francisca Ferré avait demandé à l'association départementale des maires d'intervenir auprès de l' instance nationale afin de faire abroger cette loi. Mais l'association départementale, présidée par François Baroin, reste dans la position du national qui considère qu'un accord a été trouvé pour un financement aux écoles privées calqué sur celui des écoles publiques.
Ce qui fait dire à Francesca Ferré « qu'il faut se battre pour que l'école reste laïque, gratuite et obligatoire et qu'il faut savoir si nous accepterons que demain nos enfants aient un enseignement de nature confessionnelle parce qu'il faut le dire : 90% de l'enseignement privé est catholique. Que cela reste un choix personnel, je n'ai rien à y redire mais il faut que cela reste un choix car j'ai peur que demain il ne s'agisse plus d'un choix parce que l'école publique de nos campagnes aura disparu» (in Libération-Champagne du 8 janvier 2008).
6 Décembre 2007
Un enfant dans le privé coûte moins cher qu'un enfant dans le public
De Libération-Champagne du 6 décembre 2007. dans le compte-rendu de la dernière séance du conseil municipal de Saint-André -Les-Vergers (Aube), sous la plume de Catherine Houneau.
École privée: la main à la poche. Évoquant la contribution des communes au financement de leurs élèves scolarisés en école privée, Jean-Marie Piet a voulu connaître la position d'Alain Balland sur le sujet.
Il a notamment souligné qu'un certain nombre de maires UMP s'était prononcé contre la circulaire d'août dernier. "Ce n'est pas le lieu d'en discuter, pour l'instant, on l'applique" a tranché Alain Balland en soulignant que la charge pour la commune devrait être de 40 000 euros compte tenu du fait que la contribution moyenne sur le département s'élevait à 400 euros et que St-André comptait une centaine d'enfants scolarisés dans le privé. Le maire a estimé que le coût d'un élève dans le public s'élevait à 1 000 euros concluant: "Un enfant dans le privé coûte moins cher qu'un enfant dans le public".