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Edito : De l’abstention au refus de vote

 

  
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Maires Ruraux de France
Dans la Vienne    

Réaction des maires du sud du département de la Vienne.

APPEL SOLENNEL POUR LE MAINTIEN DE LA CARTE SCOLAIRE  DANS LE SUD VIENNE

Le 31 Mars 2008


Monsieur le Préfet de Région Poitou-Charentes, Préfet de la Vienne,
Monsieur le Recteur de l’Académie de Poitiers,
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur l’avenir du service public de l’éducation en milieu rural.

Une nouvelle fois, la carte scolaire est reconsidérée, à la lumière de critères essentiellement quantitatifs.

Cette année est une année particulière, en ce sens que les élections locales n’ont pas permis les préalables et indispensables concertations que sont en droit d’attendre l’ensemble des maires ruraux.

C’est brutalement, quelques jours seulement après l’installation des conseils municipaux, que nous avons appris les mesures de suppression de classes qui seront présentées aux instances paritaires. Pour la rentrée 2008, ce sont les communes de Joussé, Moussac, Luchapt, et Villemort qui sont visées à ce jour par ces projets de fermeture.

Les collectivités locales se battent au quotidien pour améliorer la qualité de l’accueil dans leurs écoles, assumant pleinement l’obligation qui est la leur.

Pour le monde rural, c’est bien d’un véritable enjeu de société dont il est question : l’accès à l’éducation pour tous dans des conditions acceptables par les familles et supportables par les jeunes enfants.

Aujourd’hui, les calculs d’effectifs ne doivent plus constituer l’unique critère pour décider de maintenir ou fermer une classe, dans un territoire rural comme celui du Sud de la Vienne. D’autres départements ont déjà su adapter la répartition géographique des écoles et des classes en considération de l’aménagement du territoire, en tenant compte de ses forces et faiblesses.

C’est pour toutes ces raisons, que solennellement, je vous demande avec tous mes collègues du Sud de la Vienne également concernés, de surseoir à toute décision des fermetures envisagées à ce jour et d’engager la concertation la plus large avec tous les acteurs concernés.
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Les commentaires de la FNER    

Après la "carte judiciaire", la "carte scolaire" n'est pas mieux : les fermetures de classes et même d'écoles se multiplient en France.
Aucun secteur ne semble épargné : les écoles rurales sont fortement touchées.
Qu'ils paraissent timides les anciens gouvernements de droite et même de gauche, avec leurs suppressions de classes, leurs faux réseaux et vrais regroupements d'écoles, à côté du bulldozer d'aujourd'hui : on démolit ; pour la reconstruction, c'est pas prévu...
J'estime qu'on détruit actuellement autant l'école par ces fermetures que par ses "nouveaux" programmes, même si les premières sont du domaine de l'urgence...
Essayez de faire "remonter" le maximum d'infos !

Michel Baron 30 mars 2008

Appel à soutien.
Hier, on décidait de fermer des écoles quand il restait 9 enfants inscrits et que les conditions locales permettaient d'aller dans une autre école sans trop de transport et de complications. On ouvrait une classe à partir de 33 enfants dans une classe.

Aujourd'hui, on décide de fermer des écoles alors qu'il y a 15 enfants inscrits et que cela engendre près de 2 heures de transport dans la journée pour les enfants.
On décide de fermer des classes alors que les effectifs après fermeture seront à 33 enfants par classe.
Chaque année, des classes ferment, des écoles ferment.
C'est l'école rurale dans son ensemble qui est ciblée.
Cette année, c'est Moussac, Luchapt, Jousset, Villemort, Montmorillon…c'est 30 classes fermées (alors qu'il y a 240 élèves en plus…) dont 3 fermetures d'école.
L'année prochaine, ce sera combien de fermetures ? Combien d'écoles fermées ?

Cette année, 30 communes sont menacées de fermeture de classe.
L'an prochain, quelles communes seront touchées ? La vôtre ?

Ne nous laissons pas faire ! Si ce n'est pas nous cette année, ce sera sûrement pour bientôt...
Le 31 mars aura lieu la réunion décidant des fermetures de classes.

Soyons nombreux pour revendiquer une école rurale de proximité, de qualité, qui ne soit pas menacée chaque année par des décisions purement administratives et économiques !

 Ludovic Marchand 30 mars 2008

La lettre aux autorités académiques du député de la Vienne Jean-Michel Clément

Les explications de la Coordination pour la Défense des Ecoles Rurales de la Vienne dans un tract proposé par le réseau des écoles rurales Vienne-Gartempe pour l'appel au rassemblement du 3 avril.
Télécharger.

Moussac, symbole et réalité.
Moussac ne doit pas fermer, parce que, comme pour tant d'autres, ce sont des gamins qu'on prive de LEUR école !...
C'est d'abord aux "vrais" gens de Moussac que je pense. Comme aux vrais gens de toutes ces écoles qui risquent de disparaître.
Mais c'est aussi au Moussac symbolique que je pense : celui qui (avec d'autres) a permis que ces écoles existent encore, malgré leur extinction annoncée et entamée de longue date, celui qui a permis (avec d'autres) qu'existent ces classes uniques à Montpellier ou ailleurs.
Aussi, Moussac qui a tant fait pour la promotion des petites structures et de l'école rurale, doit aujourd'hui être défendu becs et ongles.

Alors voici une idée de plus : l'école "morte". Pas d'élèves à l'école ! Il y a quelques années, cela a contribué à l'ouverture d'une classe à Chissay (41). Cette semaine, cela vient d'amener l'Administration a annuler une fermeture dans un RPI voisin de Sambin (41). Sur ce RPI de 9 classes, 1 enfant sur 10, pendant 2 jours, et même moins le 2ème jour que le premier (après occupation des écoles, manifestations, etc.), ça n'est pas passé inaperçu.
Quand une école est déserte, on ne peut plus dire comme lors d'une occupation : "Ça ne concerne que quelques parents excités" ! On peut vraiment mesurer l'étendue du mécontentement...

Michel Baron 5 avril 2008

Après la "carte judiciaire", la "carte scolaire" n'est pas mieux : les fermetures de classes et même d'écoles se multiplient en France.
Aucun secteur ne semble épargné : les écoles rurales sont fortement touchées.
Qu'ils paraissent timides les anciens gouvernements de droite et même de gauche, avec leurs suppressions de classes, leurs faux réseaux et vrais regroupements d'écoles, à côté du bulldozer d'aujourd'hui : on démolit ; pour la reconstruction, c'est pas prévu...
J'estime qu'on détruit actuellement autant l'école par ces fermetures que par ses "nouveaux" programmes, même si les premières sont du domaine de l'urgence...
Essayez de faire "remonter" le maximum d'infos !

Michel Baron 30 mars 2008

Appel à soutien.
Hier, on décidait de fermer des écoles quand il restait 9 enfants inscrits et que les conditions locales permettaient d'aller dans une autre école sans trop de transport et de complications. On ouvrait une classe à partir de 33 enfants dans une classe.

Aujourd'hui, on décide de fermer des écoles alors qu'il y a 15 enfants inscrits et que cela engendre près de 2 heures de transport dans la journée pour les enfants.
On décide de fermer des classes alors que les effectifs après fermeture seront à 33 enfants par classe.
Chaque année, des classes ferment, des écoles ferment.
C'est l'école rurale dans son ensemble qui est ciblée.
Cette année, c'est Moussac, Luchapt, Jousset, Villemort, Montmorillon…c'est 30 classes fermées (alors qu'il y a 240 élèves en plus…) dont 3 fermetures d'école.
L'année prochaine, ce sera combien de fermetures ? Combien d'écoles fermées ?

Cette année, 30 communes sont menacées de fermeture de classe.
L'an prochain, quelles communes seront touchées ? La vôtre ?

Ne nous laissons pas faire ! Si ce n'est pas nous cette année, ce sera sûrement pour bientôt...
Le 31 mars aura lieu la réunion décidant des fermetures de classes.

Soyons nombreux pour revendiquer une école rurale de proximité, de qualité, qui ne soit pas menacée chaque année par des décisions purement administratives et économiques !

 Ludovic Marchand 30 mars 2008

La lettre aux autorités académiques du député de la Vienne Jean-Michel Clément

Les explications de la Coordination pour la Défense des Ecoles Rurales de la Vienne dans un tract proposé par le réseau des écoles rurales Vienne-Gartempe pour l'appel au rassemblement du 3 avril.
Télécharger.

Moussac, symbole et réalité.
Moussac ne doit pas fermer, parce que, comme pour tant d'autres, ce sont des gamins qu'on prive de LEUR école !...
C'est d'abord aux "vrais" gens de Moussac que je pense. Comme aux vrais gens de toutes ces écoles qui risquent de disparaître.
Mais c'est aussi au Moussac symbolique que je pense : celui qui (avec d'autres) a permis que ces écoles existent encore, malgré leur extinction annoncée et entamée de longue date, celui qui a permis (avec d'autres) qu'existent ces classes uniques à Montpellier ou ailleurs.
Aussi, Moussac qui a tant fait pour la promotion des petites structures et de l'école rurale, doit aujourd'hui être défendu becs et ongles.

Alors voici une idée de plus : l'école "morte". Pas d'élèves à l'école ! Il y a quelques années, cela a contribué à l'ouverture d'une classe à Chissay (41). Cette semaine, cela vient d'amener l'Administration a annuler une fermeture dans un RPI voisin de Sambin (41). Sur ce RPI de 9 classes, 1 enfant sur 10, pendant 2 jours, et même moins le 2ème jour que le premier (après occupation des écoles, manifestations, etc.), ça n'est pas passé inaperçu.
Quand une école est déserte, on ne peut plus dire comme lors d'une occupation : "Ça ne concerne que quelques parents excités" ! On peut vraiment mesurer l'étendue du mécontentement...

Michel Baron 5 avril 2008
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