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36000 Communes

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Edito : La farce carbone (suite)

 

  
Actualité
Une cartographie des indemnités des élus locaux
René Dosière, député de l'Aisne, présente sur son site Internet les indemnités perçues ces dernières années par les élus locaux, fournis par le ministère de l'Intérieur : il fait apparaître l'évolution des revenus des maires, adjoints, présidents et vice-présidents d'intercommunalités, conseillers régionaux et généraux. [localtis.info, 03/03/2010] 
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Agriculture biologique : la France, cinquième producteur en Europe
Avec 7,8 millions d'hectares en 2008, les superficies consacrées à l'agriculture biologique en Europe ont grimpé de 21% en 3 ans (entre 2005 et 2008), selon un rapport publié par Eurostat le 1er mars. La France, qui compte 0,6 million d'hectares, se classe au 5e rang. [localtis.info, 03/03/2010] 
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Maires Ruraux de France
Éditorial du N°246    
Mieux et bien



    Le livret A, c'était depuis toujours non seulement une chasse gardée pour quelques établissements publics ou semi-publics, mais aussi un bon vieux refuge pour l'épargne des moins riches. Il n'a jamais été concurrencé par quoi que ce soit, c'était seulement une façon de rendre moins volatiles les maigres économies que l'on avait en les laissant disponibles sans formalités.
Souvent récompense du succès au certificat d'études, il accompagnait la vie modeste des uns et des autres. Il n'était pas un objet de luxe et on voyait souvent au village les jeunes et les moins jeunes se diriger vers le lieu d'où on pouvait déposer ou prendre, au gré des anniversaires et fêtes diverses. Avant de mettre l'ancêtre en bière, on le mettait en Pinay, pas en livret A.

    Mais au fait, à quoi servait cet argent-là ? Au financement du logement social.
Alors, me direz-vous, il était temps de le banaliser, puisque le logement social est une nécessité ardente du moment. Regardons seulement d'un peu plus près.

    Si toute banque peut aujourd'hui offrir ce produit terne et peu rentable, c'est bien sûr pour attirer les clients par les derniers avantages qu'il a. Il sera ensuite assez facile aux dites banques de montrer à leurs clients qu'elles ont de plus beaux produits, plus rentables, même après les prélèvements obligatoires. Mais dont les fonds déposés servent à autre chose que le logement social.

    Le risque d'assèchement de cette source traditionnelle de financement pour le logement social est donc réel, et soigneusement occulté.

    Là comme ailleurs, le Mieux peut être l'ennemi du Bien.

    Gérard Pelletier,
maire de Raze (Haute-Saône),
président de !'AMRF
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